Past Exhibitions 2020


Eleuthera Diconca-Lippert

ECOS Y TRANSPARENCIAS

at Atelier d’art Métèque –
from June 3rd to July 3rd 2020~

In lieu of a vernissage, we will donate food to Resilience Montreal
https://resiliencemontreal.com/
~
The gallery will be open from Tuesday to Saturday from 12 to 5 pm – a maximum of five people are allowed at a time – hand sanitizer will be provided.
Q&A by Dorota Kozinska will be available online from June 3, 2020.

Ni Perdón Ni Olvido is an innovative, unifying visual arts project that aims to have a significant social impact, with a focus on the immigrant and Aboriginal communities of the Montreal region. The project includes an exhibition of Eleuthera Diconca-Lippert’s photographs at the Atelier d’art Métèque, among other activities that will soon be programmed, if the virus permits. This project is funded by CAM (Conseil des Arts de Montréal)

The project Ni Perdón Ni Olvido (Neither Forgiveness nor Forgetting) responds to a strident need to tell his story, to talk about his experiences with immigration and dictatorship. These raw stories will be exhibited in all their violence and splendour, and aim to create a social movement of deliverance from suffering, a sense of belonging to a group and to forge links between different cultural groups.

Ni Perdón Ni Olvido gives immigrant and aboriginal communities a platform for visibility in the Montreal art scene. The project aims to rejuvenate immigrant art and facilitate social integration in our communities. It aims to break down social barriers and create opportunities for intercultural sharing.

Due to the current situation, some of the activities planned for this event have been postponed and revised according to distance socialization standards.

We will keep you informed!

For more information, please contact Carolina Echeverría at 514 928 8906

RCI (Radio Canada International) Interview with Eleuthera

https://www.rcinet.ca/es/2020/06/05/ecos-y-transparencias-fotos-de-una-ausencia-de-30-anos/

Eleuthera Diconca-Lippert Talks New Photo Exhibition Ecos y Transparencias

https://youtu.be/BZNzTxzba_8

DE VOIR LA VÉRITÉ : LE RÉALISME MAGIQUE D’ELEUTHERA DICONCA-LIPPERT

Par Dorota Kozinska

Lorsqu’on lui demande quels artistes l’inspirent, Eleuthera Diconca-Lippert n’hésite pas: “Ceux qui créent parce qu’ils doivent le faire.”

Il est clair qu’elle appartient à cette catégorie ; ses belles photographies sont sa façon de s’engager avec le monde qui l’entoure, sans broncher, sans ruse, et avec une présence indélébile qui est son esprit. Et son talent.

Les images d’Eleuthera illustrent parfaitement – et de manière unique – le thème de l’exposition, Ni Perdón Ni Olvido, et le mandat de Native Immigrant et de l’Atelier d’Art Métèque : un projet d’arts visuels novateur, visant à établir des parallèles entre l’expérience de la dictature subie par les Premières Nations et celle des immigrants qui ne sont pas différents.

Ecos y Transparencias est sa contribution aux histoires puissantes, souvent crues, qui marquent l’expérience des immigrants ; une histoire qui doit souvent traiter non seulement de l’exclusion et de l’abandon, mais aussi de la lutte contre la dictature et la violence. L’impact social de son imagerie est atténué par la beauté pure des photographies qui entraînent le spectateur dans un voyage visuel sur écran partagé. Un drapeau uruguayen en lambeaux, suspendu en lambeaux, bordé d’images d’un océan et d’une vue satellite d’une rivière serpentante. En dessous, un groupe de personnes jetant des cendres au vent. Silencieux, dos à la caméra, ils sont témoins de la douleur, tout comme le spectateur, entraîné par inadvertance dans la cérémonie solennelle.

Soudain, le thème de l’exposition passe au premier plan : Pas de pardon, pas d’oubli, et nous sommes maintenus en place alors que l’œil continue de scruter le storyboard. Les personnages tournent, les visages sont exposés, accompagnés d’une photographie de bougies votives, mais ce qui attire l’attention du spectateur est un tout petit geste, une touche consolante d’une main au dos baissée en deuil.

C’est la touche Eleuthera, et on la retrouve dans toutes ses images, car elle tisse sa propre histoire, sans jamais succomber à de faciles accroissements visuels, s’appuyant au contraire sur une présentation nuancée, permettant aux images de dire leur vérité de manière calme et subtile.

Armé de cette connaissance réconfortante, le spectateur est libre de s’engager avec les photographies sans préjugés ni peur, en utilisant sa propre compréhension du thème pour déchiffrer le lexique visuel de l’artiste. Sa richesse est infinie, car les images se mélangent et bougent sous nos yeux, la lecture changeant à chaque fragment de vie capturé : des pièces d’échecs attendant d’être déplacées, des bateaux dans une marina tranquille assis sur une eau calme comme sur un miroir, un homme âgé absorbé dans un livre, des objets obliques dans un bol, des brins d’algues traçant un motif sur une plage de sable.

Malgré le thème, ce sont de magnifiques œuvres d’art. L’utilisation de la couleur par l’artiste est à la fois intuitive et très stylisée, la juxtaposition d’images monochromes ne fait qu’ajouter à l’appréciation de la mosaïque posée devant nous.

Il y a de la poésie dans chacune des photographies d’Eleuthera, et lorsqu’elles sont combinées, elles deviennent une ode à la beauté de la nature et à la résilience de l’esprit humain, et à la façon dont ces deux éléments ne peuvent jamais être détruits. Malgré et contre tout cela, ce sont des images d’espoir, et en elles se trouvent à la fois le pardon et l’oubli, facilement réalisables, même quand ils sont impossibles. C’est par l’alchimie de l’art que de telles notions sont transformées, et ayant choisi la photographie pour transmettre son message, l’artiste nous a donné l’outil le plus visuel et le plus accessible pour accomplir cette tâche. Nous, les spectateurs, sommes maintenant les porteurs de sa vérité, et il nous appartient de ne jamais l’oublier.

Mais le pardon appartient à Eleuthera, et à tous ceux qui ont souffert… pour que d’autres ne le fassent pas.

Le projet Ni Perdón Ni Olvido (2020) est le premier d’une série d’événements annuels de Native Immigrant, financés par le CAM (Conseils des Arts de Montréal), qui se dérouleront à l’Atelier d’Art Métèque, sous la direction artistique de Carolina Echeverría.

Dorota Kozinska, 2020

Dorota Kozinska est une écrivaine et critique d’art internationale basée à Montréal, au Canada.

BEHOLDING TRUTH:
THE MAGICAL REALISM OF ELEUTHERA DICONCA-LIPPERT

By Dorota Kozinska

When asked what artists inspire her, Eleuthera Diconca-Lippert does not hesitate:

“Those who create because they must.”
It is clear that she belongs to that category; her beautiful photographs are her way of engaging with the world around her, without flinching, without guile, and with an indelible presence that is her spirit. And talent.

Eleuthera’s images are the perfect – and unique – illustration of the theme of the exhibition, Ni Perdón Ni Olvido, and mandate of Native Immigrant and the Atelier d’Art Métèque: an innovative visual arts project, aimed at drawing parallels between the experience of dictatorship endured by the First Nations and that of immigrants which are not dissimilar.

Ecos y Transparencias is her contributions to the powerful, often raw stories that mark the immigrant experience; one that often has to deal not only with exclusion and abandonment, but also the struggle against dictatorship and violence. The social impact of her imagery is mitigated by the pure beauty of the photographs drawing the viewer into a split-screen visual voyage. A tattered Uruguayan flag suspended in flutter, bordered by images of an ocean and a satellite view of a snaking river. Underneath it, a group of people tossing ashes into the wind. Silent figures, their backs to the camera, they are witnesses to pain, as is the viewer, inadvertently drawn into the solemn ceremony.

Suddenly, the theme of the exhibition shimmies to the foreground: No forgiveness, no forgetting, and we are held in place as the eye continues to scan the storyboard. The figures turn, the faces are exposed, accompanied by a photograph of votive candles, but what catches the viewer’s attention is one tiny gesture, a consoling touch of a hand on the back stooped in mourning.

That is the Eleuthera touch, and it can be found in all of her images, as she weaves her own tale, never succumbing to facile visual accruements, relying instead on a nuanced presentation, allowing the images to speak their truth in a quiet, subtle way.

Armed with that comforting knowledge, the viewer is free to engage with the photographs without prejudice or fear, employing their own understanding of the theme to decipher the artist’s visual lexicon. Its wealth is endless, as the images shuffle and move in front of our eyes, the reading changing with each captured fragment of life: chess pieces waiting to be moved, boats in a quiet marina sitting on still water as if on a mirror, an elderly man engrossed in a book, oblique objects in a bowl, strands of seaweed tracing a pattern on a sandy beach.

The theme notwithstanding, these are magnificent works of art. The artist’s use of colour is both intuitive and highly stylized, the juxtaposition of monochromatic images only adds to the appreciation of the mosaic laid in front of us.

There is poetry in each and everyone of Eleuthera’s photographs, and when combined they become an ode to the beauty of nature and the resilience of the human spirit, and of how these two can never be destroyed. Despite and against it all, these are images of hope, and in them lies both the pardon and the forgetting, easily done, even when impossible. It is through the alchemy of art, that such notions are transformed, and having chosen photography to transmit her message, the artist has given us the most visual, accessible tool to accomplish the task. We, the viewers, are now the bearers of her truth, and it is up to us to never forget.

But the pardon belongs to Eleuthera, and all those who have suffered… so that others will not.

The project, Ni Perdón Ni Olvido (2020) is the first in a series of planned annual events of Native Immigrant, funded by CAM (Conseils des Arts de Montreal), taking place at Atelier d’Art Métèque, under the Artistic Direction of Carolina Echeverría.

©Dorota Kozinska, 2020

Dorota Kozinska is an international writer and art critic based in Montréal, Canada.


Let’s Get Wild

celebrating our 3rd birthday March 11th to April 3rd – vernissage March 11th 5-7PM

Come join us in celebration, a third year in this kind of journey, it’s a huge achievement!
The exhibition compiles local artists’ sculptures, photographs and paintings. Let’s Get Wild was an impromptu invitation to participate, submit, select and invite in 24 hours – Wild Artists have answered!!! and here we go – the show will run until April 3rd.

Venez vous joindre à nous pour célébrer, une troisième année dans ce genre de voyage, c’est une immense réussite! L’exposition rassemble des sculptures, photographies et peintures d’artistes locaux. Let’s Get Wild était une invitation impromptue à participer, soumettre, sélectionner et inviter en 24 heures – Wild Artists a répondu !!! et c’est parti – le spectacle se poursuivra jusqu’au 3 avril.

LET'S GET WILD - exposition / exhibition
LET’S GET WILD – exposition / exhibition

LET'S GET WILD - exposition / exhibition

LET’S GET WILD – exposition / exhibition

 


 

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